Dans une cinémathèque de Rio de Janeiro, j’ai découvert un film documentaire sur la peinture de Georges de la Tour, dégradé par le chaleur, la pellicule entièrement rougie: un film autant dire invisible, condamné à la poubelle, devenu lui-même « chute »… Quelques images rouges, projetées, éclairent une petite chambre. Des morceaux de voix nous parlent de la lumière au cinéma.

 

In a film library in Rio de Janeiro, I discovered a documentary about the paintings of Georges de la Tour. The film turned out to have reddened, detiorated by the heat: now invisible, doomed to be thrown out, just another trimmed “footage”… A few of these red images, once projected, light up a little room. Some snatches of voices are talking about lighting in the cinema.

CHAMBRE ROUGE, OU LES CHUTES — 2001

A RED ROOM WITH FOOTAGES

installation with slides projection 

Duration : about 1’ (in loop)

Installation : projection of 24 ektachromes slides; reels of photographic prints, 30 cm x variable length ; reels of ektachromes on light–box , variable length ; print on canvas 50 x 75 cm ; plastic bins ; sound track ; variable size

Exhibitions: Non Lieu n°1: Terrain vague, site specific project curated by Emmy de Martelaere, Paris, 2000;

Non Lieu n°2: Jeux doubles, site specific project curated by Emmy de Martelaere, Rio de Janeiro (Brazil), 2001

À la cinémathèque du Consulat de France de Rio de Janeiro, j’ai découvert un film documentaire sur l’œuvre du peintre Georges de la Tour, réputé pour ses éclairages dirigés, ses lumières de bougie douces et contrastées. Mais la pellicule du film s’est avérée entièrement rougie, dégradée par le chaleur, comme brûlée : un film autant dire invisible, condamné à la poubelle, devenu lui-même « chute »…

J’ai récupéré quelques images, un peu de lumière rouge de ce film, retrouvé des bouts de flamme, qui projetés, éclairent une petite chambre… J’ai récupéré aussi des morceaux de voix qui nous parle de la lumière au cinéma.

In the film library of the French Consulate in Rio de Janeiro, I discovered a documentary about the work of the painter Georges de la Tour, reputed for his directed lighting, and his soft, contrasting candlelight. But the film turned out to have reddened, detiorated by the heat, as though burnt: in other words a film which was now invisible, doomed to be thrown out, just another trimmed “footage”…

I took a few of these images, a little of this film’s red light, recovering the tips of flames, which, once projected, light up a little room… I also took some snatches of voices, talking about lighting in the cinema.