Fellini n'utilisait les extérieurs que comme source d'inspiration. Ainsi, un jour, nous avons quitté Rome en direction du bord de mer... Fellini a arrêté la voiture en bordure d'un champ de tomates. Les pousses étaient toutes recouvertes de plastique ce qui attirait la lumière tandis que le vent soufflait sur le champ. Fellini s'est exclamé: « On dirait la mer ! »

 

Fellini only used exteriors as a source of inspiration. For example, one day, we left Rome for the seaside... Fellini stopped the car beside a field of tomatoes. The shoots were covered with plastic, which attracted the light, while the wind was blowing over the field. Fellini cried out: “It looks like the sea!”

Dante Ferretti, Les chefs décorateurs, by Peter Ettedgui, Editions La Compagnie du Livre

ON DIRAIT LA MER — 2001

IT LOOKS LIKE THE SEA

installation to activate

Various duration

Wooden structure, acrylic on canvas, taffeta in silk, ventilators, spotlights and blue gelatines, artificial fog, L=560 x l= 360 x H=280 cm

Activations : Non Lieu n°2 : Jeux doubles, curated by Emmy de Martelaere, with the support of Services culturels du Consulat de France, Rio de Janeiro (Brésil), 2001;

Été photographique de Lectoure, Miscellanées, curated by Marie de Brugerolle, Lectoure, 2003.

« Pasolini aimait tourner en extérieur parce qu’il estimait que cela donnait au film plus de réalisme.

Fellini, lui, n'utilisait les extérieurs que comme source d'inspiration. Ainsi, un jour, nous avons quitté Rome en direction du bord de mer.

Nous sommes restés des heures à fixer l'océan, à l'étudier, à essayer de voir comment nous pourrions le reproduire en studio.

Sur le chemin du retour, Fellini a arrêté la voiture en bordure d'un champ de tomates. Les pousses étaient toutes recouvertes de plastique ce qui attirait la lumière tandis que le vent soufflait sur le champ.

Fellini s'est exclamé: "On dirait la mer !" »

 

Dante Ferretti, dans Les chefs décorateurs de Peter Ettedgui, éditions La Compagnie du Livre.

“Pasolini liked to film outside because he felt that it made his movies more realistic.

As for Fellini, he only used exteriors as a source of inspiration. For example, one day, we left Rome for the seaside.

We stayed there for hours looking at the ocean, studying it, trying to see how we could reproduce it in the studio.

On the way back, Fellini stopped the car beside a field of tomatoes. The shoots were covered with plastic, which attracted the light, while the wind was blowing over the field.

Fellini cried out: ‘It looks like the sea!‘”

 

Dante Ferretti, in Les chefs décorateurs by Peter Ettedgui, Editions La Compagnie du Livre.